Vivre sans lui, en ayant son prénom gravé dans ma tête et mon coeur à longueur de journée. Le regarder, sans ne rien laisser entrevoir, même un soupçon d'affection. Tenter de faire bonne figure, et cacher l'amour démesuré et injustifié que je lui porte. Refouler mes sentiments, et tenter d'être une fois de plus ce que je ne suis pas. Souffrir d'un amour impossible.

Vivre sans lui, en ayant son prénom gravé dans ma tête et mon coeur à longueur de journée. Le regarder, sans ne rien laisser entrevoir, même un soupçon d'affection. Tenter de faire bonne figure, et cacher l'amour démesuré et injustifié que je lui porte. Refouler mes sentiments, et tenter d'être une fois de plus ce que je ne suis pas. Souffrir d'un amour impossible.

Poème (fictif)

Tes sourcils inégaux
Tes yeux à l'allure hésitante
Ton nez perturbant l'harmonie de ton visage
Tes lèvres âpres comme le vent d'automne
Ton coup semblable à celui des femmes pandaungs
Ton odeur saisissante et comparable à celle d'un feu inerte
Tes épaules renforçant le sentiment d'insécurité
Tes bras cédant sous l'acharnement de tes muscles
Tes mains recouvrant la terre entière
Transmutent mes sourires en crainte oppressante
Tout m'effraie

Mais tout m'attire.



Un mot doux, déposé au creux de ton oreille. Une bise, délicatement posée sur ta joue droite. Ton regard m'émeut, je ne vois que lui, je ne vois que toi. Je t'aime, mon amour.

Regardes-moi, je t'en prie. Même si tu ne m'aimes pas, tentes de comprendre mon amour. Acceptes-le. Oublies-moi si tu veux, mais regardes-moi, avec autant de haine que j'ai d'amour pour toi. Regardes-moi. Ne dis rien, s'il te plaît. Je ne veux rien entendre. Je connais ta réponse, je te connais, et c'est pour ça que je t'aime.


Chéri, regardes-moi. Chéri, réconfortes-moi. Chéri, aimes-moi.
Chéri, laisses-moi.

# Gepost op woensdag 06 februari 2008, 12u19

Gewijzigd op maandag 04 augustus 2008, 08u10

Bonsoir. Je suis un petit être qui répond 'non' avant même d'avoir écouté la question, qui ne mange jamais rien de périmé, qui fait rimer le verbe 'sourire' avec 'mentir' et qui l'utilise quotidiennement, qui trouve une excuse bidon pour se faire pardonner des quelques larmes versées, qui fait souffrir volontairement ou non toute personne qu'il aime, qui se touche trois fois les clavicules avant de s'endormir, qui écoute des chansons tristes lorsqu'il se sent lui-même mal en point, qui ne sait pas faire à manger ou débarrasser une table correctement, qui est content lorsqu'il atteint un sept sur vingt lors d'un contrôle d'une matière scientifique, qui n'est en revanche pas du tout content lors d'un quinze en anglais, qui n'a aucune difficulté à mettre des mots sur ses sentiments ou ressentiments à l'écrit mais qui est en revanche effrayé dès qu'on lui en parle en face, les mots 'je t'aime' lui font peur, il aimerait les prononcer mais n'ose pas à cause de leur trop grande importance, et autre chose, il parle souvent de lui à la troisième personne pour se persuader qu'il parle de quelqu'un d'autre et essayer d'avancer. C'est grave, docteur ?

Bonsoir. Je suis un petit être qui répond 'non' avant même d'avoir écouté la question, qui ne mange jamais rien de périmé, qui fait rimer le verbe 'sourire' avec 'mentir' et qui l'utilise quotidiennement, qui trouve une excuse bidon pour se faire pardonner des quelques larmes versées, qui fait souffrir volontairement ou non toute personne qu'il aime, qui se touche trois fois les clavicules avant de s'endormir, qui écoute des chansons tristes lorsqu'il se sent lui-même mal en point, qui ne sait pas faire à manger ou débarrasser une table correctement, qui est content lorsqu'il atteint un sept sur vingt lors d'un contrôle d'une matière scientifique, qui n'est en revanche pas du tout content lors d'un quinze en anglais, qui n'a aucune difficulté à mettre des mots sur ses sentiments ou ressentiments à l'écrit mais qui est en revanche effrayé dès qu'on lui en parle en face, les mots 'je t'aime' lui font peur, il aimerait les prononcer mais n'ose pas à cause de leur trop grande importance, et autre chose, il parle souvent de lui à la troisième personne pour se persuader qu'il parle de quelqu'un d'autre et essayer d'avancer. C'est grave, docteur ?
Avancer. Retrouver sa respiration. Déposer quelques véritables sourires. Reconstruire.

La route est longue, l'horizon semble s'éterniser. Mon corps se vide, je me vide, le besoin d'avancer toujours plus vite est immense. Le soleil est au zénith, le vent et les oiseaux sont absents. Aucun obstacle. Et pourtant, je suis cloué au sol. Je suis épuisé, parviens à me relever, tente de surmonter la douleur. Courir. Toujours plus vite. Ne pas s'arrêter. Je divague, tourne la tête, perds mes repères et mon horizon, qui paraissaient un peu plus proche.

J'abandonne en cours de route, et reprendrai mon chemin une autre fois.

# Gepost op maandag 04 februari 2008, 12u12

Gewijzigd op maandag 04 augustus 2008, 08u16

I know who you are, baby, but I also know my feelings.

I know who you are, baby, but I also know my feelings.
I can't be me when I'm in front of you
I just can't be myself when I see you
Because you're very cute tonight
And I feel shy and sad and
I Iook at you
And I think I love you
But you don't want me
And that is very clear
I should have noticed it for years
But I still want you but not as a friend
Because...

You're the man, I'm the girl,
We look good together
You with your hat, me with my boots
We are, we are, the dandy cowboys.

# Gepost op zondag 03 februari 2008, 09u43

Gewijzigd op maandag 04 augustus 2008, 08u03

Le petit être.

Le petit être.
Il perturbe, choque, importune, mais laisse rarement indifférent; tant par son apparence que par les discours qu'il tient. Tout ce qu'il dit est enjolivé ou déparé, il prétend être objectif, en réalité il ne l'est pas. La réalité l'effraie mais il sait qu'il ne peut pas y échapper, par conséquent il se contente juste de l'ignorer, de fabuler et nier toute affirmation, même celle qui s'avère être la plus véridique.
Il est distrait, pour ne pas dire dissipé. Il passe sa vie à rêver de ce qu'il n'aura probablement jamais. Il ne sait pas apprécier les petites choses, la folie des grandeurs l'a toujours rongé. Il divague, et tombe de haut lorsqu'il revient à la réalité, et ce dans tous les domaines. Ses erreurs ne l'ont pas construit, elles l'ont au contraire bien avarié. Il n'en a tiré aucun profit, aucune leçon. Les bons temps de la discipline se sont consumés en intolérance, et cela ne manque pas qu'à lui.
Il arrive divinement bien à détourner l'attention sur autre chose lorsque celle-ci le pointe du doigt. Il n'hésite pas à mentir une fois de plus, s'il sent le danger s'approcher un peu trop près. Les gens croient tout ce qu'on leur dit, ils ne font ni attention aux signes ni aux incohérences, même si celles-ci sont flagrantes. Il est parfois plus facile de mentir que de respirer, et le petit-être l'a bien compris. Il avance, distrait quelques pigeons qui rôdent, sourit sur le coup, puis regrette ensuite. L'image qu'il véhicule n'aurait jamais existé s'il avait vécu différemment ces trois dernières années, et s'il avait su mettre son égoïsme de côté, ne serait-ce qu'avec elle. Mais l'image existe, elle ne le reflète pas spécialement, mais elle est là. Présente. Pesante. Il a toujours pensé qu'il ne fallait jamais montrer ses faiblesses, et que quelqu'un qui les montrait était faible. L'auto-manipulation était alors indispensable. Elle l'était. Elle ne l'est plus. Mais le petit-être est prisonnier d'une image falsifiée, de paroles trop souvent prononcées, et d'actes trop souvent répétés. L'auto-protection n'est plus nécessaire, elle ne sert plus à rien, mais les réflexes reviennent chaque jour. Il se lève, encore plus fatigué que la veille, il simule, fait sa route, rentre, se couche. Il n'avance pas. L'heure est à la stagnation, et l'heure dure depuis bientôt deux ans. Il abandonne ou échoue dans tout ce qu'il entreprend, trop occupé à s'occuper de lui-même et de son image. Il regarde le passé avec amertume, et plonge dans la répulsion.

Il souffre, comme tout le monde, contrairement à ce qu'ils* croient, il n'est pas imperturbable.

# Gepost op donderdag 20 december 2007, 15u46

Gewijzigd op maandag 04 augustus 2008, 08u16

"Craquer", mot emprunt de la plus atroce des culpabilités, où l'esprit se retrouve à la merci du corps et, ce dernier une fois rassasié, on se sent terriblement faible. On s'en veut d'avoir cédé à un besoin si vil et bassement naturel, animal, et on différencie encore un peu plus le corps de l'esprit en les mettant en concurrence pour qu'ils finissent par se détester franchement l'un l'autre.

THORNYTORINX, Camille de Peretti.

La protection véhicule la superficialité. La crainte d'un nouvel échec, d'une nouvelle souffrance, est bien trop importante pour rester moi-même. Je mine d'avancer, je me perds, mais je ne dis rien. La simulation est quasi parfaite. Quasi, car l'insatisfaction et le mécontentement de ma conscience ne sont jamais loin. Une vie sans attache n'en est pas réellement une, mais je ne conçois pas -du moins plus- la vie avec un degré de souffrance trop envahissant. Alors, tous les itinéraires sont bons à prendre. Un pigeon inquiétant. Je le distrais, l'envoie ailleurs. Un autre. Même rituel. Perpétuel recommencement.

Perte de temps.
"Craquer", mot emprunt de la plus atroce des culpabilités, où l'esprit se retrouve à la merci du corps et, ce dernier une fois rassasié, on se sent terriblement faible. On s'en veut d'avoir cédé à un besoin si vil et bassement naturel, animal, et on différencie encore un peu plus le corps de l'esprit en les mettant en concurrence pour qu'ils finissent par se détester franchement l'un l'autre.

# Gepost op zondag 02 december 2007, 05u05

Gewijzigd op maandag 04 augustus 2008, 08u16