Il me bouleverse, me fait sourire, pleurer, je semble renaître, et mourir la seconde suivante. Les mots pèsent lourd, mais leur absence fait d'autant plus mal. Elle me ronge, fait de moi un être plus instable que jamais, je doute, je ne sais plus faire que cela. Je l'aime, mon amour grandit de jour en jour, et pourtant... Il me rend naïf, je suis aveuglé par sa perfection, aveuglé par ses bras réconfortants qui ont su m'accueillir le temps d'un soir. J'aimerais mourir dans ses bras, mourir d'une naïveté presque aussi grande que l'amour que je lui porte. J'aimerais lui dire, tout cela, mais je lui ai déjà prouvé mon amour... et, chaque jour, il me le renvoie à la figure. Il est sans doute trop tard pour imaginer un avenir, ou même un futur proche, à ses côtés.

Il me bouleverse, me fait sourire, pleurer, je semble renaître, et mourir la seconde suivante. Les mots pèsent lourd, mais leur absence fait d'autant plus mal. Elle me ronge, fait de moi un être plus instable que jamais, je doute, je ne sais plus faire que cela. Je l'aime, mon amour grandit de jour en jour, et pourtant... Il me rend naïf, je suis aveuglé par sa perfection, aveuglé par ses bras réconfortants qui ont su m'accueillir le temps d'un soir. J'aimerais mourir dans ses bras, mourir d'une naïveté presque aussi grande que l'amour que je lui porte. J'aimerais lui dire, tout cela, mais je lui ai déjà prouvé mon amour... et, chaque jour, il me le renvoie à la figure. Il est sans doute trop tard pour imaginer un avenir, ou même un futur proche, à ses côtés.
Que me reste-t-il à faire ? Rien, à part espérer. Y croire ne servirait plus à rien, j'y ai trop cru, j'en ai perdu la tête et la raison, et mon coeur commence à défaillir. L'espérance me tend les bras, il ne me reste qu'elle, alors, j'accepte sa prise en charge, j'accepte de me faire guider, n'espérant qu'une seule chose : que les nuages se dissipent, pour que je puisse enfin sourire de nouveau, à ses côtés. J'espère, quitte à retomber, encore plus bas, et à ne jamais me relever. C'est ma dernière chance. Je prends le risque, je m'élance, sans réfléchir, optimisant chaque seconde dans le seul but d'atteindre enfin la porte de la réussite amoureuse, de l'ouvrir, d'y entrer, et d'y rester... avec lui.

Je tente de noyer ce manque de confiance dans des litres de plaisir solitaire, celui dont la dangerosité ne parvient toujours pas à m'effrayer. Lorsque mon sang s'en imprègne, que mon esprit et mes pensées divaguent, mon cerveau ne réfléchit plus, seul mon coeur parle. Alors, les sentiments explosent.

Et lorsque mon coeur parle, ses paroles dérangent. Elles sont incomprises, parfois méprisées, mais je n'y peux rien, on ne peut m'empêcher de penser ou de ressentir, personne ne peut empêcher cela à quiconque. Penser, c'est vivre. Vivre, c'est souffrir. Toute personne qui prétend ne pas connaître la souffrance ne vit pas, elle se contente d'exister. Elle est naïve, autant que je le suis en vivant.

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 14:55

Modifié le vendredi 12 septembre 2008 13:04

Il se fiche éperdument de moi, je le sais, mais je continue à y croire, à souffrir, à me priver de vivre autre chose. Pourquoi ? Parce que c'est avec lui que j'ai envie de la vivre, cette chose. Alors, j'accepte de souffrir. J'accepte cette pseudo-relation, accepte les non-dits, autant que ce manque de sincérité et ce manque de dialogue. Je ne lui fais pas totalement confiance, mais dans ce sens, c'est compréhensible. Je ne sais pas, quant à lui, s'il a confiance en moi. Peut-être n'y a-t-il aucune confiance. Et dans ce cas, pourquoi continuer ? A lui de répondre. Tout cela ne tient qu'à lui, uniquement à lui. Je ne serai pas l'auteur de cette rupture. Pas cette fois-ci. Pas une fois de plus.


Je l'aime, et en deviens stupide.
Il l'a sûrement compris, tout cela.

# Posté le mardi 09 septembre 2008 15:41

Je continue à douter, j'avance, les mains et genoux tremblants, mes actes sont hésitants, et mes pensées embrouillées. Je ne sais plus ce que j'ai à faire et à ne pas faire, j'ai l'impression de commettre une erreur à chacun de mes pas, chacune de mes paroles. Je devrais sourire, mais je n'y arrive pas. Alors, je simule, prétends que le ciel n'a plus de nuages depuis notre rencontre, j'avance, affichant un léger sourire forcé; tentant vainement de dissimuler ce qui pourrait me nuire. C'est peut-être cela ce que j'ai à faire : sourire, sans trop de conviction, juste assez pour faire croire que je vais bien, et finir par me le faire croire à moi-même. Sourire, et avancer.

Je continue à douter, j’avance, les mains et genoux tremblants, mes actes sont hésitants, et mes pensées embrouillées. Je ne sais plus ce que j’ai à faire et à ne pas faire, j’ai l’impression de commettre une erreur à chacun de mes pas, chacune de mes paroles. Je devrais sourire, mais je n’y arrive pas. Alors, je simule, prétends que le ciel n’a plus de nuages depuis notre rencontre, j’avance, affichant un léger sourire forcé; tentant vainement de dissimuler ce qui pourrait me nuire. C’est peut-être cela ce que j’ai à faire : sourire, sans trop de conviction, juste assez pour faire croire que je vais bien, et finir par me le faire croire à moi-même. Sourire, et avancer.
Mais là encore, j'ai l'impression de commettre une erreur.

J'ai claqué la porte, un beau matin d'automne, et ne suis jamais revenu. J'ai suivi la route pour rejoindre l'être aimé, lui ai dit ce que je ressentais et ce que je méprisais chez lui, je l'ai quitté, avant de me quitter à mon tour. Je suis parti, j'ai continué ma route, sans jamais m'arrêter, sans jamais regretter. J'ai traversé la moitié du pays, seul, le cerveau malade, et le coeur déchiré par l'histoire que je venais d'effacer sur un coup de tête; ma première histoire, celle qui s'apprêtait également à être la dernière. Je courais, le coeur toujours en sang, la tête de plus en plus souffrante, rien ne pouvait m'arrêter, même mon amour pour lui. Au contraire : c'est de lui qu'était nés cette rage, cette envie et ce besoin de disparaître, et de faire disparaître tout ce qui était susceptible de me nuire. C'est cette même rage qui me faisait avancer, et qui m'a poussé à sauter de la colline devant laquelle j'avais atterri. Je ne suis pas mort. Je me suis réveillé avant.

Mais il y a une chose qui n'était pas irréelle dans l'histoire : ce coeur, lacéré, n'attendant qu'une seule chose : des mots qui ne seront jamais prononcés.

Je vais reprendre ma vie en main. Et rompre toute branche n'ayant pas lieu d'être.

# Posté le samedi 06 septembre 2008 16:39

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 07:22

Une fenêtre s'ouvre. C'est lui. Il me dit un mot doux. Mon coeur s'emballe, je souris, aussi fortement que l'on puisse sourire, j'en deviens niais. On appelle ça aimer ? Ouais, c'est ça.

Une fenêtre s'ouvre. C'est lui. Il me dit un mot doux. Mon coeur s'emballe, je souris, aussi fortement que l'on puisse sourire, j'en deviens niais. On appelle ça aimer ? Ouais, c'est ça.






Ou peut-être bien plus que cela.

Il m'émeut, autant qu'il me bouleverse. Il est devenu ma seule et unique source d'inspiration, celle qui fait mon bonheur, qui égaye mes pensées et mes écrits, jusqu'à présent trop ternes. Un seul baiser a suffit pour me faire entrer dans le jardin de l'Amour, qui m'était jusqu'à présent inconnu. Je fais de l'Amour ma nouvelle priorité, j'en ai peur, alors, j'apprends à aimer, avec autant de sincérité que d'assurance. Ce qu'il manquait à mes écrits, ce que mon coeur réclamait plus fort que tout, ce qui a fait de moi un être au visage nouveau, ce qui m'a fait renaître... c'est lui*.

Je suis né le 24 Août 2008.

# Posté le samedi 06 septembre 2008 12:30

Modifié le lundi 08 septembre 2008 11:14

17h30 : je souris.
20h21 : je bouillone.
20h34 : je verse quelques larmes.
21h34 : je suis perplexe.

J'ai eu ma réponse. Il a "des sentiments". Mais, nous avons tous des sentiments, on est des êtres humains que je sache, non ? Je suis en colère, et la colère est un sentiment; n'est-ce pas donc un peu vague ? Un peu trop pour moi, mais je vais m'en contenter pour sourire, et m'accrocher à ses "sentiments" pour continuer. Quitte à tomber de haut.

En tout cas, j'avais raison de croire que l'Amour ne circulait que dans un sens. Il n'en a pas parlé.



PS : Je tiens réellement à ce que les gens lisent cet article. Je le répète, je ne suis pas un ado dépressif, j'ai des hauts et des bas comme TOUT LE MONDE, et même s'il est vrai que je n'étais pas au meilleur de ma forme ces derniers temps, je ne suis pas à l'agonie, je ne manque de rien, il arrive que je sois perdu, c'est vrai. Mais qui ne l'a jamais été ? Je le répète, n'associez pas l'écriture à la dépression. J'écris ma vie, celle des autres parfois (à noter que dans certains de mes textes je dis "on", ce qui ne me concerne pas forcément, non non, je ne suis pas Alain Delon), j'écris ce qui me vient par la tête, ce qui M'INSPIRE, cela reflète ma vie ou non, c'est tout. :)

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 11:30

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 15:38

Je n'écris pas pour être hype, j'écris pour vivre.

Je n'écris pas pour être hype, j'écris pour vivre.
"all i ever wanted, all i ever needed is here in my arms. words are very unnecessary, they can only do harm."


Je n'ai jamais été autant amoureux, et je n'ai jamais autant souffert. L'amour ne circule que dans un sens, il ne m'a toujours pas transmis du sien, je l'attends toujours, mais commence à ne plus y croire. Je me sens merdique, j'ai peur, peur de passer à côté de quelque chose qui semblait pourtant avoir bien commencer. Peur d'être seul, de nouveau, même si j'ai déjà le sentiment d'être seul dans cette relation. Une fenêtre s'ouvre. Est-ce lui ? Faux espoir. Un de plus. Il ne me parle jamais, je ne lui sert sans doute à rien, le silence pèse lourd, mon coeur semble mourir à chaque instant un peu plus. Je me sens vidé, dénué de tout sentiment, je n'ai plus versé de larmes depuis deux jours, je n'en ai même plus la force. Je ne sais tout simplement plus quoi penser. M'aime-t-il ? Suis-je encore avec ? Quelle vision a-t-il de notre couple, ou d'une relation quelle qu'elle soit ? Pourquoi ? Pourquoi ne me dit-il rien ? Je souffre, perds l'envie d'avancer, je l'aime plus que tout... et il m'ignore plus que jamais.


Je commence à croire que j'ai fait quelque chose de mal, alors que je n'ai rien dit. J'en perds la tête, et tant mieux, j'aimerais qu'elle explose celle-là, pour ne plus avoir à supporter ces maux qui me bouffent chaque jour un peu plus.


S'il part, je meurs.


This is a strange love.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 14:17

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:59

Les maux dérangent. On attend, attend ce qui n'arrivera probablement jamais. On s'inquiète, se demande pourquoi, on tente de trouver la réponse, et on s'y perd. On commence à croire que l'on est voué à un autre avenir, celui où tout nous paraitra toujours plus gris que la normale. On échoue souvent, alors, on se croit voué à l'échec. On commence une histoire, et on pense déjà la fin. On pense trop, on en oublie de vivre, profiter. On est con.

Les maux dérangent. On attend, attend ce qui n'arrivera probablement jamais. On s'inquiète, se demande pourquoi, on tente de trouver la réponse, et on s'y perd. On commence à croire que l'on est voué à un autre avenir, celui où tout nous paraitra toujours plus gris que la normale. On échoue souvent, alors, on se croit voué à l'échec. On commence une histoire, et on pense déjà la fin. On pense trop, on en oublie de vivre, profiter. On est con.
On cesse d'attendre ce qui n'arrivera jamais. On chiale un bon coup, souffre une dernière fois, on lève la tête, et se promet de ne plus jamais retomber. On se lève, et sans réfléchir, on s'élance. On avance, imperturbable, ne prêtant nullement attention à ceux qui nous entourent. On est heureux, on est enfin devenu un vrai égoïste, personne ne peut nous faire basculer, on le sait, alors on en profite. Puis, on rencontre quelqu'un. Il ne nous laisse pas indifférent. On s'attache, beaucoup trop vite, et on constate avec regret que l'on a perdu notre égoïsme en route. La carapace s'est effondrée, c'est un fait, on l'aime, on le sait, et on sait aussi que cela nous fera souffrir, mais on continue à l'aimer, pensant que cet Amour nous apportera la sérénité dont on rêvait. On y croit, plus fort que tout, on hurle notre Amour, sans réfléchir, on se croit heureux, heureux et amoureux; et puis, on revient sur Terre. Oui, on est amoureux, c'est une réalité, une effrayante réalité.

On ne sait plus quoi dire. On veut dormir, dormir sans rêver, sans souffrir, et sans se réveiller avec en tête toutes les mauvaises pensées de la veille. C'est impossible. Alors, on veut s'endormir, et ne jamais se réveiller du tout.



Il enfila ses chaussures, et courut, pour partir le plus loin possible, fuir cette réalité qui l'effrayait tant et cet avenir dont il n'avait pas envie. Il rêvait d'une autre vie, entre les phrases philosophiques les moins réalistes possible. Il courait après le ciel bleu, qu'il semblait apercevoir au loin. Il courait, sans jamais s'arrêter, courait jusqu'à en perdre haleine, avec comme seul but de contempler le ciel bleu, puis crever, loin de toute réalité.

# Posté le dimanche 31 août 2008 17:35

Modifié le mardi 02 septembre 2008 13:37

La machine est lancée, je ne peux plus m'arrêter. En trois ans, j'ai vu ma passion pour l'écriture grandir de jour en jour. Elle domine toute ma vie, j'écris, du matin au soir, à n'importe quelle heure, n'importe quel endroit, et sous n'importe quelle humeur. J'écris ma vie, celle des autres, celle dont je rêve, celle que je méprise, j'écris sur tout ce qui m'inspire et me fait vibrer. Lorsque le stylo s'agite et que le papier blanc s'imprègne de mes mots, ou de mes maux, rien ne m'arrête, on pourrait mourir sous mes yeux, je ne réagirai qu'une fois la bulle brisée. Je vis pour elle, continue pour elle. Elle m'apporte une sérénité que jamais personne ne pourra égaler.

La machine est lancée, je ne peux plus m'arrêter. En trois ans, j'ai vu ma passion pour l'écriture grandir de jour en jour. Elle domine toute ma vie, j'écris, du matin au soir, à n'importe quelle heure, n'importe quel endroit, et sous n'importe quelle humeur. J'écris ma vie, celle des autres, celle dont je rêve, celle que je méprise, j'écris sur tout ce qui m'inspire et me fait vibrer. Lorsque le stylo s'agite et que le papier blanc s'imprègne de mes mots, ou de mes maux, rien ne m'arrête, on pourrait mourir sous mes yeux, je ne réagirai qu'une fois la bulle brisée. Je vis pour elle, continue pour elle. Elle m'apporte une sérénité que jamais personne ne pourra égaler.
Il se peut que l'écriture fasse remonter des sentiments enfouis au plus profond de nous. On écrit, on sent les sentiments qui nous immergent, on continue à écrire, on veut les voir exploser sur cette feuille vierge, puis exploser à notre tour. On se relit, on est satisfait ou non, on contemple les sentiments dont le papier est imprégné, et on s'y remet. Tout n'est pas sorti. On veut se vider entièrement, faire sortir tous les mots (maux ?) qui rôdent en nous, jusqu'à ce qu'il n'y est plus l'ombre d'un poids à soulager. Lorsqu'on y parvient, on se sent revivre, différent, comme une chenille devenue papillon.


Il y a toujours des mots qui nous paraissent imprononçables, qu'on garde en nous, on se refuse à les dire, jusqu'au jour où on commet l'erreur de les divulguer. A ce moment là, impossible de faire marche arrière. On se retrouve bloqué dans notre propre piège, coincé entre ces mots que l'on n'aurait pas du prononcer. Ils nous ont échappé, sans que nous sachions vraiment pourquoi, ou comment. Ce ne sont que des mots, et pourtant, on semble y avoir laissé une partie de notre vie. On tente de relativiser, on n'a plus rien à cacher désormais, alors, même hésitant, on s'y aventure une seconde fois. On se livre de nouveau, et reprononce ce que l'on s'était interdit de dévoiler. Et là, on crève.

# Posté le dimanche 31 août 2008 12:29

Modifié le dimanche 31 août 2008 16:45

Le début d'une attache, c'est la fin de toute une vie. Lorsqu'une affection se manifeste, on panique. On se demande pourquoi, on ne comprend pas, on tente de la refouler, on se trahit. Et lorsque cette affection devient de l'Amour, on croit mourir et renaître à la fois. On quitte un Monde pour en rejoindre un autre, totalement différent, deux fois plus ambigu, et deux fois plus susceptible de nous faire souffrir. On aimerait oublier, faire disparaître ces sentiments que l'on n'a pu contrôler ou simplement voir arriver, on ne peut pas les faire mourir, on le sait, alors, on aimerait mourir à leur place.

Le début d'une attache, c'est la fin de toute une vie. Lorsqu'une affection se manifeste, on panique. On se demande pourquoi, on ne comprend pas, on tente de la refouler, on se trahit. Et lorsque cette affection devient de l'Amour, on croit mourir et renaître à la fois. On quitte un Monde pour en rejoindre un autre, totalement différent, deux fois plus ambigu, et deux fois plus susceptible de nous faire souffrir. On aimerait oublier, faire disparaître ces sentiments que l'on n'a pu contrôler ou simplement voir arriver, on ne peut pas les faire mourir, on le sait, alors, on aimerait mourir à leur place.
Notre connerie nous aura tous un jour. On est naïf, parfois trop, on gobe la Lune, la recrache, puis on prétend ne pas s'être fait avoir. On est dégoûté, on ne le montre pas, on sourit; il faut sourire, c'est bon pour l'image.


L'Amour est sans doute le sentiment le plus complexe qui existe. A la fois le plus beau et le plus horrible. On le remercie, on le méprise. On l'adopte, on le quitte. Il nous rend heureux, on en profite, on en abuse même, et puis lorsque la fin arrive, on s'effondre. On est abattu, l'Amour nous a eu, notre connerie aussi, on s'apitoie sur son sort, se demande pourquoi; et on revit, ou non.

On ouvre les yeux, et la réalité nous explose à la figure. Elle nous dégoûte, on en a plein les yeux, impossible de s'en débarrasser, impossible de refermer les yeux : c'est trop tard. On ne comprend plus rien, on ne veut plus rien, on distingue un soupçon de ciel bleu, mais on s'en moque, tout le reste est gris. On est écoeuré, on ne pensait pas que la réalité serait aussi dur à affronter. On la voyait venir, tout doucement, mais on ne s'attendait pas à une découverte aussi abjecte. Toutes les craintes reviennent, même celles qu'on croyait définitivement vaincues. On se sent mal, on veut rendre, rendre notre vie, et cette réalité qu'on vient d'avaler. Rendre jusqu'à en perdre nos yeux, pour ne plus voir ce désastre qui se trouve devant nous, comme celui qui s'apprête à nous tomber dessus. On veut arrêter d'y croire, arrêter tout court, et mourir, sans avoir à supporter la triste réalité.

# Posté le samedi 30 août 2008 19:40

Modifié le dimanche 31 août 2008 11:18

Et lorsqu'on est amoureux, tout nous parait plus beau. Même un plat de pâtes ne nous a jamais semblé aussi bon, malgré le fait que la nourriture nous ait toujours écoeurée. On sourit béatement, on rêvasse, on est ailleurs, on pense à l'être aimé, on s'imagine dans ses bras, on en oublie de manger le plat que l'on trouvait si bon, on change d'occupation, et là encore, impossible de s'y donner entièrement. On ne voit que lui. On l'aime, et on n'y peut rien. Les déclarations d'amour sont-elles quelque chose de positif ? L'être aimé nous le dira.

Et lorsqu'on est amoureux, tout nous parait plus beau. Même un plat de pâtes ne nous a jamais semblé aussi bon, malgré le fait que la nourriture nous ait toujours écoeurée. On sourit béatement, on rêvasse, on est ailleurs, on pense à l'être aimé, on s'imagine dans ses bras, on en oublie de manger le plat que l'on trouvait si bon, on change d'occupation, et là encore, impossible de s'y donner entièrement. On ne voit que lui. On l'aime, et on n'y peut rien. Les déclarations d'amour sont-elles quelque chose de positif ? L'être aimé nous le dira.
Avouer notre Amour n'est pas toujours chose facile, le crier l'est encore moins, pour des questions de pudeur, et parfois même pour des questions de moeurs. Et lorsque les deux s'associent, alors, la tâche devient encore plus compliquée. On tente d'ouvrir notre coeur, un peu, on attend, on l'ouvre un peu plus... et la personne s'en va avant même qu'on ait eu le temps de lui dire. On a qu'une seule envie, celle de détruire chaque obstacle susceptible de barrer la route qui nous mène vers le bonheur. Encore faut-il avoir la force, et le courage de passer au-delà des réflexions que l'on s'apprête à recevoir, pour des questions de moeurs, toujours. On est effrayé, on n'ose rien dire, rien faire, on espère juste que la porte du Bonheur s'ouvrira devant nous, suffisamment tôt, avant que notre Amour se soit volatilisé ou qu'il est simplement été rompu. On espère trop, on n'en fait pas assez. Et si la porte du Bonheur commençait ici ? Pourquoi ne déciderions-nous pas que c'est ici que les obstacles se détruisent, et laissent place à l'idylle dont nous rêvions ?

Je m'y aventure. J'ai la gorge nouée, le coeur qui s'emballe, la porte est ouverte, et je ne compte pas la refermer. Je m'élance, sans réfléchir.

Je t'aime.

Pour toi*.


Et il reprit la route, rassuré, confiant, serein. Il s'extasiait devant le ciel bleu de cette belle journée d'été comme un enfant pourrait s'extasier devant un stand de peluches géantes. Il marchait, le sourire jusqu'aux oreilles, sa satisfaction et sa bonne humeur étaient visibles depuis la voie lactée. Il semblait enfin prendre plaisir à vivre, lui qui n'avait jusque là fait qu'exister. C'est la tête remplie de rêves et d'ambition qu'il continuait sa route, route qui, elle aussi, lui semblait moins longue, et moins périlleuse. Il avait moins peur, et lorsque ses phobies remontaient à la surface, il les effaçait de ses pensées en s'imaginant dans les bras de celui qu'il a choisi. C'était cela, la définition de son bonheur. Être dans ses bras. Ne plus douter, ne plus penser, et se laisser porter, par toute la folie dont son mètre soixante-sept était envahi.

Peut-être s'apprêtait-il à le regretter, peut-être. Mais il n'y songeait pas, pour l'instant, il jouissait de ce qu'il avait réussi à acquérir.


J'éprouve encore le besoin de parler d'Amour, ce sentiment qui m'anime depuis peu et qui semble totalement me transformer. Ai-je envie d'en parler parce que je suis éméché ? Peut-être. Mes sentiments ressortent toujours un peu plus après une alcoolisation, qu'elle ait été euphorisante ou totalement destructrice. Je ne réfléchis pas, ne relis rien, je laisse mes pensées aller et venir, mes doigts s'agitent sur le clavier, les phrases se forment, et mon coeur galvanise. Je souris, sans raison, je suis amoureux, c'est sans doute cela. L'amour me rend pathétique, j'en ai conscience, mais je continue à sourire, malgré l'image du parfait homme-cucul que je me forge. Image que moi-même je méprise.

Jamais je n'aurais pu dire tout cela il y a encore quelques semaines, et peut-être même que je serai incapable de les prononcer demain. C'est cela, l'Amour. Avec lui, on ne cesse d'évoluer, de passer d'un sentiment à un autre, on pleure, on rit, on souffre, on jouit, on s'aime, et on ressent ou non le besoin de le dire. L'Amour nous fascine, l'Amour nous fatigue. L'Amour nous bouleverse, l'Amour nous transperce. Sa présence démange, et son absence dérange.

Je cesserai de lui dire des mots doux, je ne sais pas quand, mais je cesserai. Il est peu probable que je continue sur cette voie-là, confiant à toutes mes amies les feuilles blanches que je suis amoureux.

# Posté le vendredi 29 août 2008 16:52

Modifié le dimanche 31 août 2008 08:22