L'Amour se renouvelle-t-il ? Je l'espère, car sinon, je n'aurai plus rien à donner.

Ses mots me rendent malade, autant que ses appels insultants auxquels je dois faire face. Chaque jour, c'est avec dégoût et amertume que je commence et termine une nouvelle journée; je tente d'avancer, avec le goût amer de la manipulation et le sentiment importun d'avoir été pris pour un imbécile. Mon ambition s'écroule, au même rythme que mon énergie. Je ne vis plus, j'existe. Du lycée à la maison, je ne fais qu'acte de présence; et de mon lit aux toilettes, je me laisse mourir, aussi facilement que je me suis laissé renaître dans ses bras.
J'avais tort en affirmant que la page était tournée. Elle s'ouvre, puis se referme. Si je l'aime ? Autant que je le méprise. C'est un paradoxe, dites-vous ? Sans doute; mais la vie elle-même n'est-elle pas un insolent paradoxe, en vue de la subjectivité dont chacun d'entre nous déborde ?
- Ce que tu fais est pitoyable.
Il a raison, même s'il y a désaccord quant à l'origine de cette pitié. Je me détruis pour quelqu'un n'ayant même pas mesuré la gravité de son comportement et sa propre bêtise. Ceci est pitoyable. Mais vouloir prévenir les gens du danger qu'ils encourent, cela fait-il vraiment de moi quelqu'un de pitoyable ? Si c'est le cas, alors je peux affirmer que sa propre existence relève de la stupidité. C'est ma subjectivité qui parle ? Je ne pense pas. Peut-on parler de subjectivité lorsque l'opinion général penche de notre côté ?
Je m'endors, avec le coeur prêt à rejoindre la tombe, un mental qui se fait chaque jour un peu plus défaillant, et un corps a deux doigts de rendre l'âme lui aussi. Je me réveille, fait de la vengeance ma seule nourriture, mais l'amertume finit toujours par reprendre le dessus. Il ne me reste plus qu'une seule chose à faire : tenter. Tenter de l'oublier, de renaître, de vivre de nouveau; tenter de trahir cet Amour qui n'a jamais eu lieu d'être. Tenter d'apprendre, apprendre à reconstruire activement la carapace que je m'étais forgé, au risque de m'y blesser. Tenter. Je n'ai plus rien à perdre, j'ai déjà tout perdu.


Non, je ne suis pas au meilleur de ma forme.


A nouveau, j'avais l'impression de me retrouver dans une impasse. Mais cette fois, j'avais l'impression d'y être un peu plus à l'étroit. Je m'y suis aventuré, j'ai avancé, la tête débordant d'espoir. Puis, je me suis arrêté, et j'ai ouvert les yeux. Aujourd'hui, j'affronte la réalité. Ce n'était pas une impasse, mais une prison que j'ai volontairement décidé de rejoindre, et dans laquelle je me suis précipitamment enfermé. Plus de place pour l'espoir, les pensées destructrices prennent le contrôle. Le hurlement de ma douleur et l'acidité de mes rejets suffiront-ils à faire céder les barreaux ? Je n'en sais rien. Mais j'arriverai à les faire céder, ces barreaux. D'une manière ou d'une autre. J'y laisserai peut-être ma vie, mais je parviendrai à les faire s'effondrer.
L'Amour se renouvelle-t-il ? Je l'espère, car sinon, je n'aurai plus rien à donner.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 09:59

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 11:32

Je croyais l'avoir trouvé, mon prince charmant. Dès le premier baiser, j'y ai cru. Je l'ai laissé faire, j'avais confiance, je jouissais de ce que je venais d'acquérir sans le vouloir. Je l'ai pris pour un diamant, le genre de choses dont on ne veut en aucun cas se séparer. Je l'ai aimé, à la folie, et cette folie m'a conduit à l'échec. Mais elle m'aura au moins permis d'ouvrir les yeux : ce n'était pas un diamant, mais de la pacotille.

Je croyais l'avoir trouvé, mon prince charmant. Dès le premier baiser, j'y ai cru. Je l'ai laissé faire, j'avais confiance, je jouissais de ce que je venais d'acquérir sans le vouloir. Je l'ai pris pour un diamant, le genre de choses dont on ne veut en aucun cas se séparer. Je l'ai aimé, à la folie, et cette folie m'a conduit à l'échec. Mais elle m'aura au moins permis d'ouvrir les yeux : ce n'était pas un diamant, mais de la pacotille.
Le Diable avait les yeux bleus (et un portable Prada).

Je me souviens de l'intrigue qu'il dégageait : grand, des traits penchant plus vers les dix-huit/vingt ans que vers les vingt-trois, son âge réel; des yeux bleu azur, une vraie gueule d'ange, un corps de rêve, tout pour lui. Pourquoi venait-il me parler ? Je m'interrogeais, l'odeur du danger s'accrochait à moi et me suivait partout, mais elle s'est dissipée suite à la lecture de ses tendres mots, que jamais personne ne m'avaient prononcés. Je me suis lié à eux, lié à lui, nous nous sommes unis, jusqu'à ne faire plus qu'un; j'avais l'impression de vivre un rêve éveillé. Le bonheur était entre mes mains, je pouvais le toucher, le sentir, et m'imaginer un futur "nous" à travers son regard. Il avait réussi à ouvrir mon coeur et à prendre non pas de mon amour, mais tout mon Amour. A ses côtés, je me suis senti renaître.
Puis la vérité a éclaté, et m'a obligé à ouvrir les yeux. Qu'ai-je vu ? Lui, sous son véritable jour, celui que j'avais pressenti mais que je m'étais empêché d'imaginer.

Je lui ai tout donné : tout mon amour, toute ma sincérité, tout mon corps, toute mon énergie. Et j'y ai tout perdu.


Et oui, le diable avait les yeux bleus.



J'ai mis fin à ma première "relation" après un mois et quatre jours. Un mois durant lequel je suis passé pour le Roi des Idiots. Je n'étais pas le plus aveugle, mais peut-être l'un des plus amoureux.


La page est tournée.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 10:46

Modifié le vendredi 03 octobre 2008 01:25

Place aux gorgées.

Place aux gorgées.
Et je fume, et je fume, et je fume.
Et je pleure, et je pleure, et je pleure.
Et ma tête bouillonne.
Et mon ventre explose.
La fièvre redescend.. Et mon moral la suit.

Je n'attends qu'une seule chose, la chose qui n'arrivera probablement jamais. Et pourtant, je continue à y croire, je m'y accroche, fixe l'horloge; et de vingt heures à minuit, mon coeur hurle sa douleur. Il n'attend que lui. Il l'attend désespérément. Alors, je fais appel à mon exutoire pour éviter l'hystérie; et au final, c'est avec la tête rongée par les interrogations et le coeur encore un peu plus déchiré que je m'endors.

Qu'on m'enlève mon coeur, je n'en ai plus besoin, plus envie. Je lui* ai légué dans sa totalité, et il me l'a renvoyé en pleine face. Qu'on me l'enlève, cette chose qui m'a tant fait souffrir.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 05:30

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 09:17

Je commence à croire que je ne me relèverai jamais, que mon corps et mon coeur m'ont bel et bien lâché. Définitivement. J'ai peur du lendemain plus que jamais, j'ai peur de tout, je tente de fuir la réalité par tous les moyens. Mon nouvel exutoire, qui commence déjà à se faire ancien, ne m'apporte aucune sérénité, je m'exécute, et regrette plus que jamais mes actes antérieurs. Et pourtant, je continue à l'utiliser, avec un dégoût aussi grand que ma connerie, il fait désormais partie de ma vie, et je me vois mal vivre sans. Quel est-il ? Je ne peux le dire. Ces choses là ne se disent pas. Elles se passent sous silence, s'enterrent, mais ne se crient nullement sur les toits. J'ai honte, honte d'avoir été, d'être, honte d'avoir fait, de faire. Je n'ai même plus la force d'afficher quelques sourires, et ce qui était jusqu'à présent invisibles aux yeux de mes camarades devient aujourd'hui flagrant. Quelle est cette chose ? Un certain mal-être, comme beaucoup d'adolescents éprouvent. Une véritable instabilité et une sensibilité à fleur de peau, malgré l'image du parfait adolescent superficiel et hautain que je dégage. (Parait-il.) Les gens se trompent, comme je me suis trompé en croyant que je pourrais constamment avancer en souriant.

Je commence à croire que je ne me relèverai jamais, que mon corps et mon coeur m'ont bel et bien lâché. Définitivement. J'ai peur du lendemain plus que jamais, j'ai peur de tout, je tente de fuir la réalité par tous les moyens. Mon nouvel exutoire, qui commence déjà à se faire ancien, ne m'apporte aucune sérénité, je m'exécute, et regrette plus que jamais mes actes antérieurs. Et pourtant, je continue à l'utiliser, avec un dégoût aussi grand que ma connerie, il fait désormais partie de ma vie, et je me vois mal vivre sans. Quel est-il ? Je ne peux le dire. Ces choses là ne se disent pas. Elles se passent sous silence, s'enterrent, mais ne se crient nullement sur les toits. J'ai honte, honte d'avoir été, d'être, honte d'avoir fait, de faire. Je n'ai même plus la force d'afficher quelques sourires, et ce qui était jusqu'à présent invisibles aux yeux de mes camarades devient aujourd'hui flagrant. Quelle est cette chose ? Un certain mal-être, comme beaucoup d'adolescents éprouvent. Une véritable instabilité et une sensibilité à fleur de peau, malgré l'image du parfait adolescent superficiel et hautain que je dégage. (Parait-il.) Les gens se trompent, comme je me suis trompé en croyant que je pourrais constamment avancer en souriant.
La colline où mon coeur s'illumine
Ne fait plus bonne mine.
J'ai longtemps tenté de garder mon coeur éveillé,
Traversant les obstacles, non de mon plein gré,
Parcourant les forêts, l'allure effrayée,
A la recherche d'un bonheur aujourd'hui dissipé.

Je vous entends venir, vous et vos éclats de rire.
Vos dents sont blanches, la vie est noire.
Aveuglés par l'utopie, vous n'avez qu'une seule envie
Celle de créer le Monde en qui personne ne croit.
Cessez donc de sourire, et ouvrez donc les yeux
Ne voyez-vous pas tous ces coeurs ici-bas ?
Ils sont déchirés, tourmentés, cessez donc de leur rire au nez.



Il souriait, ce jeune homme.
Souriait sans relâche.
A chaque mauvaise passe, une solution efficace :
Sourire.
Mais que cachait-il ? Un coeur infertile.
Indocile.
Et le jour où l'Amour y a fait un détour,
Il a cessé de sourire, et s'est laissé mourir.

Ne vous fiez pas aux apparences
Le rose cache aussi de la souffrance,
Aussi subtile soit-elle.
Un sourire, un espoir,
Un ciel bleu, un monde à deux.
On y croit, on s'y voit,
On rêve, on s'aime,
On se noie.

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 06:16

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 16:58

Une grande hésitation pour une petite chose.

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 09:05

Modifié le samedi 27 septembre 2008 11:34

Je lui écris des mots d'amour, des mots que j'aimerais lui glisser au creux de son oreille, avec autant de douceur que de passion. J'aimerais lui dire que je l'aime, placer son oreille contre mon coeur battant au rythme de mon amour, le voir sourire, et l'embrasser tendrement. Pour l'heure, je me laisse transporter par ce sentiment qui m'effraie, je tente de ne pas lui montrer, j'ai peur, alors je fuis. Et quand je met un pied en avant, mon souffle semble mourir, mais mon coeur, quant à lui, continue à battre. Je ne mesure pas ma chance, aimer est pour moi une faiblesse. Mon amour est sans limite, j'aime si fort que j'en perds la tête. Que contient-elle ? La même chose que mon coeur : de l'amour ambigu.

Je lui écris des mots d'amour, des mots que j'aimerais lui glisser au creux de son oreille, avec autant de douceur que de passion. J'aimerais lui dire que je l'aime, placer son oreille contre mon coeur battant au rythme de mon amour, le voir sourire, et l'embrasser tendrement. Pour l'heure, je me laisse transporter par ce sentiment qui m'effraie, je tente de ne pas lui montrer, j'ai peur, alors je fuis. Et quand je met un pied en avant, mon souffle semble mourir, mais mon coeur, quant à lui, continue à battre. Je ne mesure pas ma chance, aimer est pour moi une faiblesse. Mon amour est sans limite, j'aime si fort que j'en perds la tête. Que contient-elle ? La même chose que mon coeur : de l'amour ambigu.
Un jour, j'avancerai, et quitterai le tunnel en y laissant tous mes démons. J'y crois, autant que je crois de nouveau en nous. Mais y croit-il autant que moi ? J'ai bien peur que non. Je devrais cesser de déborder d'amour pour lui, mais je n'y arrive pas. C'est mon homme, le seul auprès de qui j'ai envie de vivre et de sourire; et qu'importe si ses non-dits du passé m'ont trop souvent fait souffrir, je l'aime, et ne compte pas l'oublier.



Aux dernières nouvelles :

J'allais te dire cet après-midi que tu me manquais... mais t'étais pas connecté.

[...]

Je pense pas être celui qu'il te faut , tu sais très bien que tu as JAMAIS été un plan cul pour moi, j'étais heureux que tu sois près de moi oui. Mais ma vie va mal , et je vis une période transitoire ou rien ne fonctionne (études ? , travail ?, amis ? je ne décroche rien ...) ... Voilà, j'ai plus la force de rien sauf d'attendre que cette passe s'estompe.

Biz.

Je fais quoi, moi, avec ça sur les bras ? Je me pose la question depuis deux jours. "J'étais heureux", donc, il ne l'est plus ? Pourquoi n'est-il pas celui qu'il me faut ? Pourquoi me balance-t-il juste avant que je lui manque ? Il n'a pas précisé "amour" dans "rien ne fonctionne", je sais qu'il ne m'aime pas à proprement parler, mais quand même ! Cela veut-il dire qu'il est satisfait de notre "relation" ? Moi aussi, j'ai des problèmes amicaux, familiaux, médicaux, et pédagogiques. Et pourtant, je ne joue pas l'ermite, je ne dis pas une chose en faisant le contraire, et je ne suis pas absent auprès de lui. Finalement, je me demande lequel de nous deux est le plus instable. Moi, je sais ce que je veux, mais j'ai du mal à l'obtenir. Lui, il ne sait rien de ce qui lui ferait plaisir, mais il attend que tout tombe du ciel à ses pieds. Je ne devrais pas attendre une prochaine réponse, car il n'y en aura pas, sauf si je lui écris de nouveau. Je devrais définitivement l'oublier, avec comme simple vengeance lui faire bouffer tout le silence que j'ai du écouté durant un mois. Et là, peut-être comprendra-t-il ma souffrance. Peut-être. Ce n'est même pas sûr.

# Posté le mardi 23 septembre 2008 06:13

Modifié le samedi 27 septembre 2008 10:49

I don't look tired, I AM tired.

I don't look tired, I AM tired.
Dire à quelqu'un qui nous aime que l'on a des sentiments pour lui, c'est comme répondre "jaune" à quelqu'un qui nous demande l'heure. Cela ne veut rien dire. Nous sommes des êtres humains, nous éprouvons donc tous des sentiments, quel qu'ils soient. Rage, amour, haine, dégoût, amitié... tout est susceptible d'y passer. Et même si la majorité des personnes préfère jouer la facilité en associant cela à de l'amour à petit degré, je n'en ferai pas autant. Je ne prétendrai pas que cela équivaut à de l'amour, même à petit a, car ce n'est pas le cas; et ceux qui prétendent que je réfléchis trop sur ce coup-là ne réfléchissent pas assez.

- Quoi ? Que dîtes-vous ? Vous êtes énervé par ma dernière phrase ? Enervé contre moi ? Me voilà flatté, vous avez donc des sentiments pour moi.



On nous dit souvent que le contraire de l'amour n'est pas la haine mais l'indifférence. Je m'interroge. Si je prétends aimer une personne et en détester une autre, le fond reste le même, même si les sentiments sont opposés. J'aime, je déteste. Mais j'éprouve néanmoins quelque chose. L'indifférence, à proprement parler, est le fait de ne rien ressentir à l'égard d'une personne. Ni amour, ni haine, ni crainte, rien. La réponse à ma question se trouve donc ici. La haine n'est effectivement pas le contraire de l'amour, puisque dans les deux cas, j'éprouve quelque chose, je ne suis pas dénué de sentiments. Maintenant, il me reste à savoir ce qui est le pire : être détesté, même au point le plus bas, ou se rendre, aux yeux d'une personne quelconque, totalement insignifiant ? Si j'étais détesté, je prétendrais préférer que l'on m'indiffère, comme je prétendrais préférer être détesté si j'étais indifférent aux yeux d'une personne. Je ne peux répondre, comme je ne peux concevoir une vie dominée par la haine ou l'indifférence.

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 12:10

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 07:12

Quanrante-huit heures en vrac.

Il est presque vingt et une heure. J'attends toujours.
Et je commence à croire que je pourrais toujours attendre, toujours crever, rien ne le fera venir de son plein gré... à part une nouvelle menace. Je suis tenté. Mais non, je ne dois pas faire de faux pas, pas maintenant. Tout cela ne tient déjà plus qu'à un fil. Et encore, un fil, c'est vraiment enjolivé la chose !

Six heures cinquante-quatre, j'ai très mal dormi, comme d'habitude. Je n'ai fait que penser à lui, penser à nous, à notre éventuel avenir, à notre éventuelle rupture, au bonheur qui m'échappera sans doute des mains d'ici... ce soir ?

Dix-sept heures quarante-huit. Toujours pas de nouvelles de lui, mais bizarrement, je n'y ai pas pensé de la journée (et celle-ci fut bonne). J'ai le ventre rempli de céréales et de galettes bio, je crois qu'il explose si je lui fais encore avaler quelque chose aujourd'hui. Je suis d'ailleurs étonné qu'il n'ait pas déjà explosé. Je suis exténué, j'ai peur, j'attends qu'il vienne, il ne viendra pas, je le sais; et pourtant, il faudra attendre.

Dix-neuf heures trente. On a levé la tête vers le ciel, tentant de trouver en lui un soupçon de réconfort qui nous ferait avancer : un reflet bleu, aussi léger qu'il soit. Et le ciel nous est tombé dessus, au moment où on s'y attendait le moins. L'amour a été endommagé, la confiance aussi, tandis que l'incompréhension continuait à dominer, et les craintes à se multiplier. On ne savait plus où donner de la tête, on finissait par la perdre. On remettait nos idées en place, tentait d'analyser la situation, mais c'était un nouvel échec. Les doutes l'emportaient, une fois de plus. On était effrayé, effrayé par le lendemain et ce qu'il s'apprêtait à nous faire endurer, on ne voulait plus rien encaisser, on ne pouvait plus. Alors, on laissait nos sentiments nous guider. Après ce long silence, il était temps pour eux de s'exprimer. Ils nous portaient, on se laissait faire, même si la route vers laquelle ils nous emmenaient ne nous semblait pas être la bonne. On avait confiance en eux, après tant d'échecs, on n'avait de toute manière plus rien à perdre. Et on se fichait des conséquences. Il* n'était désormais plus là pour déclencher une seconde vision apocalyptique. Mais il était toujours dans le collimateur de mon coeur déchiré.

Vingt heures vingt-quatre. J'en ai plus qu'assez. Il n'a qu'une seule chose à me dire : si on arrête, ou si on continue; et j'accepterai sa décision. Ce n'est quand même pas compliqué.

Vingt et une heure trois. Depeche Mode en fond sonore, je laisse mon esprit s'égarer, avec à la main ce que je m'étais promis de ne plus tenir... dans un de mes rêves. Mais, ce n'était qu'un rêve. Je la tiens, cette chose, et j'aime ça. (Pas de connotation sexuelle là-dedans !)
Je me rend compte d'une chose. Je prétendais qu'elle* était ma colonne vertébrale, mon pilier, ce qui me maintenait en vie. Et malgré le fait que je sois encore en vie, j'avais raison. Elle* n'est plus là, et chaque jour, je m'effondre un peu plus. J'ai peur.
Je dois ouvrir les yeux. Il ne m'appellera pas. Mais, en gros naïf, je continue à y croire, à croire que rien n'est perdu et que tout reste à faire. Stupide ? Le mot est faible.

Vingt et une heure cinquante-quatre. Je quitte ce Monde virtuel, celui auquel je suis accroché depuis des heures. Je rejoins mon lit pour écrire, fumer, me plonger dans une atmosphère presque indescriptible. Les murs s'imprègneront de la fumée, et le papier blanc de mes mots encombrants. Je m'apprête à mal dormir, comme à mon habitude, sauf s'il daigne m'appeler pour m'annoncer ce que je veux entendre. Ce qui n'arrivera pas. Donc, je m'apprête réellement à mal dormir.

Six heures cinquante. J'ai effectivement mal dormi, j'ai pleuré toute la nuit, ce que je m'étais promis d'arrêter. A quoi bon pleurer pour quelqu'un qui se fiche de vous ? Je crois que ma connerie et mon Amour pour lui m'auront un jour. Et ce jour, c'est peut-être demain. On n'en sait rien.

Vingt heures cinquante-deux. Je jette mes mégots de cigarettes par la fenêtre, donc d'une certaine manière, je jette mon argent par les fenêtres. En parlant de cigarettes, voilà vint-cinq heures que j'ai mon paquet, et il me reste dix cigarettes. Je suis fier de moi. Ces quelques lignes sont d'un superficiel à peine croyable, mais ce soir, je n'ai pas envie de me forcer à bien écrire, voire même à réfléchir. Le ciel m'est une nouvelle fois tombé sur la tête, c'est un nouveau coup de massue que je dois encaisser, tant bien que mal. Et pour la première fois depuis plus de trois semaines maintenant, je n'ai pas envie qu'il* m'appelle ce soir. Je n'ai pas envie d'entendre ce qui fait mal, car oui, s'il m'appelle, je suis presque sûr que j'entendrai ce qui fait mal. Pessimisme ? Réalisme ! Il m'aurait déjà appelé si c'était pour m'annoncer une bonne nouvelle. Ou pas. Non, en fait, je ne sais pas. Je n'ai pas d'arguments valables pour prétendre que ce que je dis est vrai, je ne sais même plus si ce que je dis tient réellement la route. Ce qui est sûr, c'est que moi, je ne tiens plus du tout.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 07:21

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 14:58

I was walking with a ghost, I said please, please don't insist.Out of my mind.

I was walking with a ghost, I said please, please don't insist.Out of my mind.
Je regarde le passe avec amertume, et le futur avec crainte.

Vingt et une heure quarante-deux. L'introspection peut commencer. J'éteins ma cigarette, la dernière de mon paquet, qui m'aura cette fois tenu trente-trois heures. Je tente de chasser de ma vie ce qui me fait trébucher, sans arrêt, mais non sans difficulté. Je crois y parvenir, et puis, tout s'effondre. Je m'enfonce. Alors, j'écris. Je ne vis que pour cela : écrire. Cette inexorable passion m'envahit tout entier, ne laissant place à rien d'autre. Je me lève, j'écris; j'écris, et je m'endors. Je ne compte plus les heures passées à me confesser sur papier blanc, je ne compte plus les pages noircies par mes pensées en désordre, je ne compte plus rien, je fais et défais, sans jamais m'arrêter ou me demander si j'en fais trop. Je ne considère pas trop écrire, car si je le pouvais, je passerais ma vie à cela, jour et nuit, matin et soir, été comme hiver. J'écrirais, qu'importe si je le fais avec un organe en moins ou un coeur dans la tombe, j'écrirais, sans me soucier d'autre chose que l'écriture; j'écrirais, jusqu'à en mourir.


Je pleure devant l'image de celui qui jusqu'à présent me faisait sourire. Il me manque, atrocement, son absence me fait perdre la tête, mais son comportement me brise le coeur. Je ne sais plus quoi faire avec lui, je ne sais même plus si j'ai réellement quelque chose à faire, à construire. Il semble me claquer la porte au nez, aussi facilement qu'il me l'a ouvert lorsque je suis allé chez lui pour lui donner mon innocence et mon amour. Je ne comprend plus rien. J'ai juste l'impression de m'être fait baisé, dans les deux sens du terme.

22h22 : pense-t-il à moi ?
Pourquoi y penserait-il ? Je suis stupide.


Personne ne m'a jamais réellement aimé. Et maintenant que je suis "en couple" (ou pas), 5 personnes se disent "amoureuses" de moi. Euh, vous pouvez m'expliquer là ? L'amour attire l'amour ?

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 15:11

Modifié le lundi 15 septembre 2008 12:59

Si vous êtes de nature très instable et que vous réfléchissez trop, entrez en contact avec quelqu'un qui vous plait sur le net, si l'attirance est réciproque, rencontrez cette personne au plus vite, couchez avec, tombez amoureux(se); et après, regardez ce qu'il se passe.

Si vous êtes de nature très instable et que vous réfléchissez trop, entrez en contact avec quelqu'un qui vous plait sur le net, si l'attirance est réciproque, rencontrez cette personne au plus vite, couchez avec, tombez amoureux(se); et après, regardez ce qu'il se passe.
Je l'aime, et il ne m'aime pas. Je l'indiffère, le dérange même, cela se ressent à travers ses mots : il n'y en a pas. Et lorsqu'il y en a, ce ne sont pas des mots doux, sauf lorsque j'ouvre la bouche. Pas d'écoute, pas de conversation, aucune parole, ça ne semble pas le déranger, mais moi, mon coeur souffre, et je m'éteins chaque jour un peu plus. J'aimerais qu'il me dise ce qu'il en pense, ce qu'il pense de moi, de nous, qu'il me parle de sa vie, mais rien n'y fait. S'il n'a rien à me dire, rien à me donner, j'aimerais simplement qu'il me dise adieux, pour ne pas avoir à me réveiller le matin en me demandant si je suis toujours célibataire ou non.


J'en ai plus qu'assez de cette situation. Mais ça, il ne peut pas le comprendre. Ou peut-être ne veut-il pas le comprendre.

On m'avait dit que l'amour c'était chouette, en fait c'est plutôt la prise de tête.

Il a eu raison d'avoir peur, ce coco. J'aurais aimé ressentir la même chose, pour ne pas avoir à souffrir, à cette heure précise. Il l'a fuit, mais moi, je l'ai affronté. Et aujourd'hui, j'affronte la dur réalité.

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 13:13

Modifié le samedi 13 septembre 2008 12:45