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La tempête grogne, elle se lève, les vents sont déchaînés, les arbres offusqués; et mon coeur, à la fois apeuré et admiratif devant ce spectacle, demande à rejoindre ces rafales pour se laisser emporter et se laisser mourir, mourir dans la tempête, mourir d'une raison valable, pour ne pas périr d'une fébrilité saugrenue.

La tempête grogne, elle se lève, les vents sont déchaînés, les arbres offusqués; et mon coeur, à la fois apeuré et admiratif devant ce spectacle, demande à rejoindre ces rafales pour se laisser emporter et se laisser mourir, mourir dans la tempête, mourir d'une raison valable, pour ne pas périr d'une fébrilité saugrenue.







Je fais toujours le même rêve étrange...

Il fait nuit sur Paris. Ses bras me quittent, il disparait dans l'épais brouillard, et je me retrouve dans un squat répugnant à l'éclairage jaunâtre où meurent de froid des toxicomanes et des alcooliques, en ajoutant "C'est chez moi, ici".











Cette voix me fait trembler autant qu'elle me fait sombrer. Elle parvient à mes oreilles, mon coeur se serre, et je plonge dans la douleur, physique comme mentale. Mon être tout entier se met à hurler, mes veines grondent de dégoût; mon cerveau et mon coeur, oppressés par la crainte, renouvellent leurs cris de détresse. Et puis, il y a cette voix, toujours. Elle est là. Elle résonne. Elle me bouffe. Je m'assomme ou rugis, dans les deux cas, j'agis violemment... mais rien n'y fait. Crainte, dégoût, douleur; tout est là, toujours là, la voix aussi, j'ai faim, j'ai soif, je veux fumer, le placard se vide, mon compte en banque aussi, l'oreiller est éreinté par les hurlements qu'il permet d'étouffer et les larmes qu'il reçoit, il me faut trouver quelque chose au plus vite. Une prison dorée auprès d'un charmant jeune homme, du charmant jeune homme. Non, vous avez raison, ce n'est pas possible... Alors enfermez-moi dans une sombre prison, je ne veux plus que cette voix me hante, je ne veux plus avoir soif d'Amour, plus fumer, plus boire, je veux que mon corps et mon coeur cessent de hurler leur douleur. J'ai peur, j'ai faim, je ne peux pas manger, je n'ai pas de quoi boire, la voix me parle, ma soif d'Amour revient, par pitié... enfermez-moi vite. Trouvez-moi cette pièce sombre et insonore, il me faut me calmer, et je n'y arriverai pas si je reste ici. Je me meurs.

# Posté le mercredi 13 février 2008 15:18

Modifié le mercredi 11 février 2009 16:34

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